La Force de Mouvoir : Toi

10/07/2009 14:42 par daliarahal

  • La Force de Mouvoir  : Toi

    La Force de Mouvoir : Toi

    10/07/2009 14:42 par daliarahal


Par Dalia Rahal


Ce matin, assise devant mon verre de Cappuccino, j'ai senti l'odeur de ton Lavazza  et j'ai compris. Oui. J'ai compris: Le silence peut mouvoir des montagnes parce que, non pas  source de sagesse comme les sages le croient,  mais plutôt  parce qu'il peut être un véritable gisement, espèce de cuvette à questions. Le silence impose la réflexion, et  la réflexion impose un questionnement. Mais, pas tous les silences peuvent mouvoir des montagnes car il y'en a ceux qui les anéantissent. En l'absence de montagnes la voix ne trouve plus où se casser si ce n'est dans le vide et dès lors elle est perdue.. Les montagnes sont là pour nous répondre en nous renvoyant notre propre voix et de façon à ce que nous puissions croire que nous ne sommes pas seuls et qu'il y'a d'autres voix qui ont rejoint la nôtre. C'est à cela que sert l'écho. Alors que dire de l'écho du cœur ?.

C'est justement cela qui peut mouvoir l'esprit de l'homme en boostant ses neurones à l'extrême : l'Echo du coeur . L'homme est né pour comprendre et par là pouvoir apprendre. Il a besoin de faire des liens probables et peu probables, possibles et impossibles, normaux et exceptionnels voire même surnaturels et c'est à ce moment là qu'il devient un "Einstein" ou un "Galilée" ou mieux encore un "Ibn Sinna" , un "Farabi" etc..

Aujourd'hui, j'ai compris pourquoi  un homme me "couvait" et pourquoi il était tout le temps derrière moi  au point de  me tarabuster, alors que je feignais d'écouter, alors que je croyais qu'il ne faisait que chatouiller mes neurones.

En ce moment même, je réalise avec quelle force il m'a fait mouvoir, allant jusqu'à a-rra-cher de ses mains quelques unes de mes racines pour les planter ailleurs , là où elles pouvaient mieux respirer l'odeur de la terre et mieux se nourrir des biens du ciel. Tout cela, pour donner de la force à mes tiges que je croyais, jusque là, presque mortes, et pour me faire découvrir ce que je croyais avoir perdu : le don de la parole écrite, le câlin  du verbe par sa force , sa profondeur et son impact.

Ainsi,  si cruel et si impitoyable que tu fusses -par ton silence de plomb -, je ne te remercierai jamais assez pour m'avoir brisé en dix mille morceaux pour que je puisse me "recoller" à ma manière et  me re-cons-trui-re de la façon dont tu as toujours souhaité  .

 A cet instant même voire cette seconde même, je découvre mon chemin, alors que tu as cessé de me "couver" , alors que tu as cessé d'être derrière moi -  je sens toujours ta présence et c'est plus fort que moi.